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L'ÉCONOMIE CITOYENNE - ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE



Economie (version Française)

Raymond DesRochers
La communauté francophone perd un précieux mentor et fondateur

Penetanguishene, le 27 mars 2010 – Un des grands de la communauté s'est éteint en un matin ensoleillé de printemps. Raymond DesRochers est décédé subitement à son domicile le lundi 26 avril. Il laisse en deuil sa compagne Sandra Sorensen et ses filles Chantal et Rachelle et les membres de la famille étendue.

Outre sa famille, son départ est une énorme perte pour la communauté francophone de la Huronie, voire de la province et du pays, car M. DesRochers était très actif à tous les échelons et dans presque tous les domaines touchant le développement communautaire, soit économique, culturel ou éducatif, local, régional, provincial, national ou international.

La saison de son départ semble bien choisie, car Raymond était une personne qui savait semer les graines pour fonder et faire croître une abondance de projets. Il occupait depuis douze ans le poste de PDG à CALDECH, organisme de développement communautaire de la Huronie. À ce titre, il a collaboré à une quarantaine de projets qui bénéficient à tous les membres de la communauté, peu importe l’âge~:


• le Villageois de Lafontaine, centre communautaire et logement pour retraités
• la Meute culturelle, le Festival du Loup et le Musée de Lafontaine, projets qui valorisent le patrimoine historique et culturel francophone qui régale les familles entières depuis 2002
• la Caisse populaire de Lafontaine, rôle clé pour la fusion du Credit Union avec La Caisse Lasalle
• Radio communautaire CFRH 88,1 La Vague, rédaction du plan d’affaires pour convaincre le CRTC d’accorder une licence, qui diffuse désormais dans le tout le comté
• Centre de ressources en emploi de Penetanguishene, desservant plus de 50 000 chercheurs d’emploi depuis la mise sur pied en 1998
• Table de concertation des organismes du comté de Simcoe, forum de collaboration et d’harmonisation des organismes francophones
• Collège Boréal, appui à l’élaboration d’un certificat en développement économique communautaire
• Association des bénévoles, groupe de soutien aux organismes ayant besoin de bénévoles pour les bingos
• Pépinière d’entreprises de la Huronie, appui aux PME locales pour les plans d’affaires et de marketing, études de faisabilité, etc.
• Société immobilière, coopérative offrant des services de gestion de projet et d’immeubles
• Centre écologique de la Mer Douce, aujourd’hui Éco-Huronie, groupe écologique axé sur la conservation et la valorisation de l’habitat régional unique en son genre
• Petite enfance, ressources accordées à la mise sur pied d’une garderie
• Cour suprême du Canada, Caldech, au nom des communautés linguistiques minoritaires obtient le droit aux services de qualité égale dans tous les ministères à l’échelle du pays.
Membre de longue date du Club Richelieu, Raymond siégeait à titre de bénévole sur certains conseils d’administration et comités associés aux organismes ci-dessus. Il a contribué à la création de nombreux emplois et a appuyé beaucoup d’entreprises du secteur privé. Sa portée et sa présence tant bénévole que professionnelle ont effectivement été très vastes. Il a été directeur général- fondateur du Groupe des entreprises communautaires VERSO; coéquipier et directeur général à Inter Pares à Ottawa; il a fait un tour du côté de l’éducation comme directeur de l’éducation communautaire au Collège Algonquin et a revendiqué le droit à l’éducation en français pendant la crise scolaire de 1979-1980; il a laissé sa marque à l’échelle internationale comme conseiller à l’ACDI et comme coordonnateur international RAFI, Rural Advancement Foundation International. Bref, Raymond DesRochers a touché sans peur à toutes les facettes de la vie et des structures sociales humaines.

Mme Anne Gagné, présidente de La Clé d’la Baie en Huronie, avait à dire à son sujet « La communauté francophone du comté de Simcoe est en état de choc en apprenant la mort subite de Raymond Desrochers. Natif de Penetanguishene, Raymond a toujours été un francophone convaincu et un vaillant défenseur des droits des francophones partout où il a oeuvré. Il est revenu chez lui lors de la crise scolaire de l'École secondaire Le Caron et y est demeuré pour continuer à promouvoir le droit de sa communauté à des services en français. Il va bien nous manquer. Nous témoignons nos très sincères condoléances à sa famille et à sa compagne Sandra.»
Son impact s’est certainement fait sentir dans tous les domaines, mais là où Raymond était le plus remarquable était dans sa capacité de toujours sourire et de donner espoir. Comme le confirme Martin Lalonde, président de la Meute culturelle de Lafontaine, « La devise de Raymond, c’est qu’il y a toujours moyen de réussir ». Face au découragement ou à la perte d’énergie, Raymond avait le don de présenter une vision d’un avenir ou d’un résultat meilleur. Il avait le courage de montrer cette vision et la voie pour y parvenir à tous qu’il s’agissait d’individus, d’organismes, de collectivités ou de gouvernements.

Leader incontesté, visionnaire, planificateur stratégique génial, gestionnaire adroit et mentor dévoué et encourageant, Raymond était aussi homme de cœur qui a dévoué sa vie à sa communauté, à sa langue et à sa culture et aux personnes qui lui sont chères. Il n’y a vraiment personne comme lui. Il laisse ses nombreuses œuvres comme souvenirs tangibles de son passage. Raymond DesRochers restera toujours irrévocable, incontournable, irremplaçable et inoubliable.
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Un ardent défenseur des droits des francophones en Huronie s'est éteint à l'âge de 68 ans. Raymond Desrochers, le président-directeur général du Centre d'avancement et de leadership en développement économique communautaire de la Huronie (CALDECH) est mort subitement lundi matin.
M. Desrocher a notamment mené une bataille judicaire contre Industrie Canada au sujet de la qualité des services en français. Il reprochait à l'organisme d'offrir gratuitement aux anglophones de la région des services de développement économique communautaire, alors que les francophones devaient faire des campagnes de financement pour obtenir les mêmes services de la part de son organisme, un fait qu'il comparaît à une double taxation.
La Cour suprême avait rejeté la cause, puisque les services en français s'étaient améliorés entretemps, mais dans son jugement, elle reconnaissait l'obligation d'offrir des services en français de qualité, tout en tenant compte des besoins des francophones.
Raymond Desrochers était également très impliqué dans le développement économique de la région de Penetanguishene.
Réactions
Le président du Festival du Loup de Lafontaine, Martin Lalonde, décrit M. Desrochers comme une véritable force motrice: « Il savait trouver les personnes qui mettaient les choses en marche, mais il était toujours cette force de base qui soutenait, qui allait chercher de l'aide et qui mettait les choses en place pour qu'un tel événement arrive. » M. Lalonde affirme que la mort de Raymond Desrochers est une grande perte pour la francophonie.
Pour Ernest Vaillancourt, un collègue et ami, la mort de Raymond Desrochers laisse un grand vide dans la région.
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Toronto, le 27 avril 2010 – Le Conseil scolaire de district catholique Centre-Sud accompagne ses élèves, ses membres du personnel et toute la communauté francophone de la Huronie en partageant avec eux ses prières suivant le décès de Raymond DesRochers, de Penetanguishene, hier.

Monsieur DesRochers a hautement contribué à l’avancement des droits linguistiques des francophones en situation minoritaire en revendiquant entre autres le droit fondamental à l’éducation en français. Il a également travaillé avec coeur et persévérance au sein de plusieurs organismes francophones de la
Huronie, lesquels procurent aujourd’hui des services de qualité en français à des élèves du CSDCCS et à leur famille.

Raymond DesRochers a ainsi su inspirer non seulement les membres de la communauté catholique de langue française de Penetanguishene, mais aussi ceux de la province et de la nation en entier. L’oeuvre de sa motivation continuera de se manifester encore pendant longtemps, que ce soit à travers l’épanouissement du patrimoine historique et culturel francophone ou à même le milieu de vie des écoles catholiques de langue française du CSDCCS.

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Raymond DesRochers Deserves a Place in the History of Language Rights, Says Graham Fraser

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - April 27, 2010) - The Commissioner of Official Languages, Graham Fraser, has expressed his condolences following the death of Franco-Ontarian Raymond DesRochers yesterday. Mr. Fraser stressed Mr. DesRochers' contribution to the advancement of language rights.

"The name 'Raymond DesRochers' will have a special place in the history of language rights," said Mr. Fraser. "Driven by belief in his cause, he fought for his community with tenacity and great intelligence. At the end of the day, all official language minority communities will benefit from his commitment."

In the case of DesRochers v. Industry Canada, heard before the courts between 2004 and 2009, the Supreme Court established that federal institutions must provide services that respond to the specific needs of official language communities, instead of providing identical services to both language communities. The Commissioner of Official Languages acted as co-appellant at Mr. DesRochers' side when the case was referred to the Supreme Court.

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A Heart Felt Adieu to Raymond DesRochers

Our friend and colleague died this morning. Many of you knew Raymond DesRochers. Those of you who did not I invite to pause in a moment of reflection with one who did, to hear one person’s testimony. For in glimpsing this man we are reminded of the values and qualities that have drawn so many of us into the privileged work of strengthening communities across Canada and beyond. His return 14 years ago to his home community of Lafontaine, Ontario, was accompanied by a burning desire to contribute to renewal of the small francophone village from whence he came. His journey can nourish and inspire us as we continue our own work, wherever we are.

I met him in the 1980’s at a workshop I was conducting in the Pinescrest-Queensway neighborhood of Ottawa. Feisty was my first impression of this passionate man, an impression that was sustained, one of many qualities that shaped his remarkable contributions. Since this first meeting, where he talked my ear off about the challenges of rural revitalization in the county of Prescott-Russel, his story interweaves with many in our organization and the broader CED and Social Economy networks so many who read this note are part of.

I can recall as if yesterday heading out on the log train trail, a 20 km railway grade that cuts through the farm I lived on for 34 years. He had come to kayak around Haida Gwai but insisted on detouring to Port Alberni for a visit first. He wanted to talk about his future, his vision, his dream of going home, his abiding commitment to honor a promise to himself many years before that he would bring to his village and region the knowledge and skills acquired over his many years of work across the globe.

By the time we returned from several hours of intense discussion and distracted hiking, the plan he had come to hatch started to take shape. Raymond became an associate of our organization and we targeted the CED Technical Assistance program for a grant. We got it and he proceeded to use it as seed money to organize a community development corporation controlled and owned by the francophone community. It may just be one of the best investments CEDTAP ever made.

Little did any of us know the marathon of struggle and sacrifice that would accompany the evolution, the trials and the successes of CALDECH. It is a rich story that inspires and instructs. I have been pestering Raymond for years to write for us, to tell the stories, to critically reflect on the practice, to articulate the policy and institution building lessons we need to scale up what work in rural community economic development.

Years of work, including the long, arduous but ultimately successful Supreme Court of Canada fight he led, a victory that affirmed francophone rights to have equal access to Federal resources for community economic development left him little time for writing. It also left CALDECH and Raymond with few financial resources to carry on the work. Regardless, as noted by Raymond in a March 2010e-mail to me, the work went on.

“Here, there is still a great deal of work going on in spite of the lack of resources.

The Villageois is now open.”[this facility is for francophone seniors and is a strategy to retain and serve citizens in their own community as well as stem the migration away from Lafontaine and surrounding villages]. ”We have 65% occupancy already. We are working on securing our long-term financing and getting our staff to full complement. It has been a work of almost 12 years now; meetings every Monday evening for all those years. And a great deal of work between meetings. But it is there! It is open! People are very proud of such a community asset in such a small village.

The Festival du Loup [Wolf]is organizing our 8th edition this summer. Aouououououou!

CALDECH has launched yet another complaint before the Commissioner of Official languages against Industry Canada. They have responded so far by accepting to negotiate. So, it is not over till its over!”

It is not hard to feel the enthusiastic vitality of Raymond’s leadership. Nor is it difficult to imagine the richness of the lessons embedded in the CALDECH story. He always had the desire to do the writing and was preparing, finally, to get on with it. Indeed, we were scheming in the last couple of months on a fellowship that would give him the time and space he needed. He felt very strongly that the story of CALDECH must be documented and shared. Would it not be wonderful if someone could complete this unfinished task?

Raymond’s work also played itself out on the broader canvass. Even while he was struggling to build and sustain the work of CALDECH he was operating on several levels. He was an early supporter, member and sometimes critic of the Canadian CED Network. He saw a need to build francophone leadership, to build more CALDECHs across Ontario, and inspired a CED curriculum to be designed, a project we worked closely with him on and which he later helped deliver through Boreal College. And he never did stop volunteering in the international work. Among his most recent forays was helping build social enterprise development capacity in Mozambique.

I hesitate to try and capture such a complex and generous spirit in words, for ultimately it is not possible. But I do want to try and express something of the wonder and inspiration his life represents to those who had the privilege of sharing part of our lives with him.

Raymond was an inspired grinder, a man who enabled visions to be
built wherever he worked and who had the guts and perseverance to
keep working at the nitty gritty of making things happen.

Raymond was an educator and organizer, a man who loved to engage
people in discovering the rich vocation that lies in community
building and in organizing people to defend their basic rights and human dignity.

Raymond was rooted in his culture yet had a huge capacity to cross over
into the lives of people from very different places and perspectives. His work and his volunteering around the world testify to this.

Lastly, Raymond was a man with a grand sense of humor and a great capacity to express joy, a quality that has served him and others very well in the midst of work that has often involved much struggle.

So long Raymond. The tears are running down my face.

You came home. You gave so much to your community. You realized so many parts of your feisty dream. Even in death you are a living legacy.

We celebrate your life our dear friend.

We carry on!!!!

Mike Lewis
Canadian Centre for Community Renewal
April 26, 2010
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Le Franco-Ontarien Raymond DesRochers, de Penetanguishene, est décédé le 26 avril dernier. Il était le président directeur général du Centre d’avancement et de leadership en développement économique communautaire de la Huronie (CALDECH).

Marie-France Kenny, présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada, souligne le rôle primordial de Raymond DesRochers dans la francophonie de l’Ontario et «la ténacité avec laquelle il a mené jusqu’en Cour Suprême la cause qu’il avait intentée à Industrie Canada concernant la mauvaise qualité des services offerts à la communauté francophone en matière de développement économique communautaire».

«Il a également travaillé avec coeur et persévérance au sein de plusieurs organismes francophones de la Huronie, lesquels procurent aujourd’hui des services de qualité en français à des élèves du CSDCCS et à leur famille», indique aussi le Conseil scolaire de district catholique Centre-Sud. «Raymond DesRochers a ainsi su inspirer non seulement les membres de la communauté catholique de langue française de Penetanguishene, mais aussi ceux de la province et de la nation en entier. L’oeuvre de sa motivation continuera de se manifester encore pendant longtemps.»

L'Express
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PETITE PENSÉE POUR NOTRE AMI
Raymond DesRochers
Décédé le 26 avril 2010

Cher Raymond...
Il y a quelques jours, je retournais à Lafontaine et je sentais que je retournais à la maison. Étrange n'est-ce pas car je ne viens pas de ce beau coin de pays?
J'avais ce sentiment car je retournais voir des gens que j'admire mais surtout j’allais retrouver un grand ami.... en Afrique on dirait un grand frère!

Raymond tu as été mon mentor, mon guide, mon allié de bien des luttes et de passion en développement et tu le demeures. Tu as été mon premier employeur et mon collègue - nous avions encore de beaux projets que je réaliserai sans doute avec toi dans mes pensées!

Pendant toute la journée du 26 avril, les témoignages, les appels, les commentaires, les courriels fusaient de toute part. Bien des gens se rappellent que durant toutes ces années, tu nous as surtout fait comprendre que malgré tout, il faut faire confiance à la vie, aux gens, à cette communauté qui aspire à son développement. (même si c'est parfois SUPER difficile) Tu nous as tellement appris mais surtout tu nous as donné le goût de toujours apprendre.

La semaine dernière, nous avons passé un bon moment à discuter de l'avancée du Villageois, un rêve porté à bout de bras par toi et une dizaine de personnes de ton beau coin de pays. Je voyais la fierté dans tes yeux, j'entendais la persévérance collective et j’observais la fatigue dans le souffle de tes paroles. Contre vent et marée – tu as crié avec tous tes collègues MISSION ACCOMPLIE !

Malgré ma peine, il y a quelques heures je discutais avec un recherchiste de TFO et durant tout cet entretien je me suis mise à te raconter. Les larmes ont fait place aux souvenirs, aux sourires... Et oui, je souriais en me rappelant certains épisodes, en me rappelant certaines de tes paroles.

Nous sommes des milliers à célébrer ta vie car tu nous inspires toujours.
Nous rendons hommage à ton œuvre, ta détermination, ta persévérance, ton respect de l'humanité... Oui tu en a bousculé plusieurs, et même s'ils ne le savent pas, c'était pour leur bien!!!

Tu voulais écrire un livre et nous raconter ton approche en développement et l’histoire de Caldech. Cela sera maintenant notre affaire à tous et toutes de prendre le flambeau et de rédiger cette histoire solidaire, cette histoire collective.

Le 16 avril dernier, encore une fois, je me laissais porter par tes paroles car j’ai toujours aimé marcher à ses côtés… J’étais partante pour les prochains projets!

Merci grand frère pour tout ce que tu nous as apporté, pour cet amour inconditionnel envers les gens et les communautés qui t’ont entouré!
Tu es l’un des plus grand humaniste de l'Ontario français!

En toute solidarité

Ethel Côté


0vote Rédigé par Ethel Coté le Dimanche 9 Mai 2010 à 01:54
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