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L'ÉCONOMIE CITOYENNE - ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE



Une économie plus responsable, une économie sociale, une économie à visage humain ...
Une économie citoyenne!


Plusieurs reconnaissent que la crise que nous vivons actuellement est globale.
Plusieurs reconnaissent que la crise que nous vivons actuellement est globale. Cette crise est sociale, économique, financière, alimentaire, écologique, éthique, démocratique, etc.
Nous n’avons plus le choix de regarder cette crise car elle nous oblige à évaluer de façon globale notre façon de produire, de consommer, de transformer, de commercialiser et d’investir. Une économie plus responsable, une économie sociale, une économie à visage humain semble être une des solutions pour bâtir des communautés résilientes qui sauront surmonter les défis immédiats mais aussi des défis encore plus grands comme le
changement climatique et le pic pétrolier.

Historique
Résumé adapté d’un texte de David Welch, Université d’Ottawa, 2008
L’économie sociale existe au Canada depuis fort longtemps, toutefois elle se nommait autrement. Les différentes formes d’économie sociale, passées et présentes, ont joué un rôle essentiel dans la sauvegarde des communautés francophones en situation minoritaire comme en Ontario. Historiquement, les fondateurs et fondatrices des premiers villages et organismes socioéconomiques ont créé des pratiques et des ressources afin de s’entraider et d’aider les autres à combler des besoins essentiels. Avec le temps, ils ont établi des coopératives et des caisses populaires formant un réseau qui refléta leur réalité économique et sociale. Ils ont ainsi cherché à répondre à des préoccupations d’ordre social, d’identité culturelle, de reconnaissance et de communautarisation. Ceci a conduit à la création de réseaux d’organismes et à l’enracinement de pratiques, de coutumes et de traditions. Pendant toute cette période, les Canadiens-Français ont rarement accédé aux postes de direction dans les divers secteurs économiques. Ils ont généralement été, bûcherons, cheminots semi-qualifiés, petits cultivateurs de subsistance ou travailleuses et travailleurs d’usine.

Les formes socioéconomiques capitalistes et l’attitude de la majorité anglophone les ont exclus des postes de commande dans l’économie et la politique ainsi qu’au sein d’institutions contrôlées par la majorité. Quand les Canadiens Français se sont installés en Ontario et dans les autres provinces, ils ont appris que l’accès à certains statuts économiques leur était impossible. Cependant, leur esprit de débrouillardise, leurs solidarités locales ainsi que leurs stratégies économiques et sociales ont assuré leur survie en dépit des nombreux changements survenus dans une société en effervescence. C’est à ce moment-là que les premières caisses populaires et les coopératives agricoles ont vu le jour.

Durant les années 1960, beaucoup de francophones se sont tournés vers l’État providence afin d’obtenir un soutien plus actif pour la création d’organismes et de services. Depuis les années 80, l’essoufflement de l’État providence les a incités à viser une plus grande autonomie. À ce moment-là, certains leaders de la communauté commencent à avancer la thèse suivante: Si la communauté souhaite vraiment s’épanouir, ses membres devront avoir le droit de déterminer leur propre avenir. Au gré de ces remises en question, certains francophones ont adopté de nouvelles pratiques sociales. Leurs nouveaux projets ont eu le potentiel d’offrir de nouveaux lieux de démocratie tels que les écoles, les collèges, les universités, les entreprises privés et sociales incluant des pratiques économiques collectives et réussies comme les coopératives, etc.

0vote Rédigé par Ethel Coté le Dimanche 9 Mai 2010 à 00:41
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