Entrepreneuriat des femmes - International
Pour Mah Koné et Mariam Ouattara le beurre de karité c’est bien plus qu’un produit cosmétique. Dans leur village de Zantiébougou au Mali, la coopérative de karité qu’elles dirigent est un outil d’intégration économique qui offre à des centaines de femmes dans la région une activité rémunératrice indispensable. Avec Coprokazan, les femmes ont la possibilité d’entrevoir un avenir meilleur pour elle-même et l’ensemble de leur famille.
Invitées par Carrefour canadien international (CCI), Mah et Mariam, respectivement présidente et gestionnaire de Coprokazan, sont actuellement au Québec pour faire découvrir les bienfaits de leurs produits et tisser des liens avec d’éventuels partenaires commerciaux.
Mariam Ouattara et Mah Koné entourent Cinthia D'Cruz, stagiaire à CCI et coordinatrice de de la visite des dirigeantes de Coprokazan.
« Nous vendons toutes sortes de produits : du beurre, de la pommade, du baume pour les lèvres et des savonnettes », explique Mariam. « Nos produits sont issus de la tradition malienne mais nous les avons modernisés pour répondre aux attentes du public étranger. Pour l’instant nous vendons nos produits principalement au Mali et au Sénégal. »
Depuis sa création en 2006, la coopérative a connu une croissance fulgurante : « Au début Coprokazan ne comptait que 99 membres et ne couvrait que quelques villages de la commune de Zantiébougou. Mais aujourd’hui nous avons 1000 membres de 35 villages différents. La production du beurre de karité est passée de 17 tonnes en 2008 à 31 tonnes l’année suivante », se réjouit Mah.
Ce succès, les dirigeantes de Coprokazan le doivent surtout à leur détermination et à leur vision d’une économie solidaire centrée sur les femmes de la région. La coopérative n’hésite pas à dépasser sa vocation commerciale pour offrir à ses membres, âgées de 14 à 55 ans, des formations sur les techniques de production et lorsque c’est possible, des cours d’alphabétisation pour apprendre à mieux vanter la qualité des produits.
Comme l’explique si justement Mariam, « au Mali la production du karité est l’apanage des femmes ; la culture veut que les hommes ne cueillent pas les noix. Les activités [de la coopérative] changent la vie des femmes car elles ont de meilleurs revenus. Et comme elles sont responsables de nourrir et éduquer les enfants, l’argent leur permettent de payer les frais scolaires et acheter une meilleure nourriture ».
Coprokazan propose actuellement quatre produits à la vente: le beurre de karité pur, le baume à lèvre, la pommade et les savonnettes.
Le partenariat stratégique entre CCI et Coprokazan a débuté il y a près de dix ans, notamment grâce l’Association malienne pour les jeunes (AMPJ), un autre partenaire important de CCI au Mali. A l’époque Carrefour appuyait ce qui était alors l'Union des regroupements féminins de Zantiébougou en offrant des formations, des échanges de volontaires et des équipements de production. Il faudra attendre 2006 et l’arrivée successive de Carrefouristes pour voir la coopérative se mettre sur pieds et tourner à plein régime : « Tout ça c’est aussi grâce à Didier, Cindy, Anne-Marie, Geneviève et beaucoup d’autres volontaires qui nous ont aidés à lancer et développer la coopérative », se souvient Mariam. « Nous sommes ravies du partenariat avec CCI et nous espérons qu’il va continuer car il est très bénéfique ».
Pendant un mois, Mah et Mariam rencontrons de nombreux entrepreneurs et partenaires commerciaux potentiels qui, espérons-le, leur ouvrirons les portes du marché québécois. Tout un défi que les deux femmes sont prêtes à relever : « Nous avons bien augmenté notre production l’année passée et nous sommes capable de répondre à la demande », assure la présidente de Coprokazan. « Nous avons amélioré nos emballages afin de pourvoir les vendre ici » et « [la Carrefouriste] Ourida Anki nous aide à moderniser notre image et va développer un nouveau site Internet ».
Dans les semaines qui viennent, Coprokazan entamera un autre tournant important de son histoire puisque la très réputée Fairtrade Labelling Organization (FLO) est sur le point de lui délivrer une certification de commerce équitable. Cette reconnaissance est le résultat de nombreux efforts faits par la coopérative pour répondre aux critères très stricts de l’organisation. Une fois de plus, Coprokazan a pu compter sur le soutien de CCI dans ses démarches.
« Cette certification va nous permettre de mieux vendre nos produits et d’en retirer un meilleur revenu », précise Mah. Sans oublier qu’il s’agit là d’un gage essentiel de qualité et de respect des règles de commerce équitable. Un argument de poids qui facilitera sûrement le développement de nouveaux partenariats commerciaux.
En associant savoir-faire traditionnel, innovation et vocation sociale, Coprokazan est très vite devenu un modèle en matière d’économie sociale et solidaire. Et tout porte à croire que les femmes extraordinaires de Zantiébougou ne s’arrêteront pas là
Invitées par Carrefour canadien international (CCI), Mah et Mariam, respectivement présidente et gestionnaire de Coprokazan, sont actuellement au Québec pour faire découvrir les bienfaits de leurs produits et tisser des liens avec d’éventuels partenaires commerciaux.
Mariam Ouattara et Mah Koné entourent Cinthia D'Cruz, stagiaire à CCI et coordinatrice de de la visite des dirigeantes de Coprokazan.
« Nous vendons toutes sortes de produits : du beurre, de la pommade, du baume pour les lèvres et des savonnettes », explique Mariam. « Nos produits sont issus de la tradition malienne mais nous les avons modernisés pour répondre aux attentes du public étranger. Pour l’instant nous vendons nos produits principalement au Mali et au Sénégal. »
Depuis sa création en 2006, la coopérative a connu une croissance fulgurante : « Au début Coprokazan ne comptait que 99 membres et ne couvrait que quelques villages de la commune de Zantiébougou. Mais aujourd’hui nous avons 1000 membres de 35 villages différents. La production du beurre de karité est passée de 17 tonnes en 2008 à 31 tonnes l’année suivante », se réjouit Mah.
Ce succès, les dirigeantes de Coprokazan le doivent surtout à leur détermination et à leur vision d’une économie solidaire centrée sur les femmes de la région. La coopérative n’hésite pas à dépasser sa vocation commerciale pour offrir à ses membres, âgées de 14 à 55 ans, des formations sur les techniques de production et lorsque c’est possible, des cours d’alphabétisation pour apprendre à mieux vanter la qualité des produits.
Comme l’explique si justement Mariam, « au Mali la production du karité est l’apanage des femmes ; la culture veut que les hommes ne cueillent pas les noix. Les activités [de la coopérative] changent la vie des femmes car elles ont de meilleurs revenus. Et comme elles sont responsables de nourrir et éduquer les enfants, l’argent leur permettent de payer les frais scolaires et acheter une meilleure nourriture ».
Coprokazan propose actuellement quatre produits à la vente: le beurre de karité pur, le baume à lèvre, la pommade et les savonnettes.
Le partenariat stratégique entre CCI et Coprokazan a débuté il y a près de dix ans, notamment grâce l’Association malienne pour les jeunes (AMPJ), un autre partenaire important de CCI au Mali. A l’époque Carrefour appuyait ce qui était alors l'Union des regroupements féminins de Zantiébougou en offrant des formations, des échanges de volontaires et des équipements de production. Il faudra attendre 2006 et l’arrivée successive de Carrefouristes pour voir la coopérative se mettre sur pieds et tourner à plein régime : « Tout ça c’est aussi grâce à Didier, Cindy, Anne-Marie, Geneviève et beaucoup d’autres volontaires qui nous ont aidés à lancer et développer la coopérative », se souvient Mariam. « Nous sommes ravies du partenariat avec CCI et nous espérons qu’il va continuer car il est très bénéfique ».
Pendant un mois, Mah et Mariam rencontrons de nombreux entrepreneurs et partenaires commerciaux potentiels qui, espérons-le, leur ouvrirons les portes du marché québécois. Tout un défi que les deux femmes sont prêtes à relever : « Nous avons bien augmenté notre production l’année passée et nous sommes capable de répondre à la demande », assure la présidente de Coprokazan. « Nous avons amélioré nos emballages afin de pourvoir les vendre ici » et « [la Carrefouriste] Ourida Anki nous aide à moderniser notre image et va développer un nouveau site Internet ».
Dans les semaines qui viennent, Coprokazan entamera un autre tournant important de son histoire puisque la très réputée Fairtrade Labelling Organization (FLO) est sur le point de lui délivrer une certification de commerce équitable. Cette reconnaissance est le résultat de nombreux efforts faits par la coopérative pour répondre aux critères très stricts de l’organisation. Une fois de plus, Coprokazan a pu compter sur le soutien de CCI dans ses démarches.
« Cette certification va nous permettre de mieux vendre nos produits et d’en retirer un meilleur revenu », précise Mah. Sans oublier qu’il s’agit là d’un gage essentiel de qualité et de respect des règles de commerce équitable. Un argument de poids qui facilitera sûrement le développement de nouveaux partenariats commerciaux.
En associant savoir-faire traditionnel, innovation et vocation sociale, Coprokazan est très vite devenu un modèle en matière d’économie sociale et solidaire. Et tout porte à croire que les femmes extraordinaires de Zantiébougou ne s’arrêteront pas là
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